الأسكندرية ملتقى الرؤى فى النصوص الروائية

Amira Omar 


Abstract


Si aujourd’hui certains écrivains l’émergence d’un nouveau genre, le roman géographique, c’est pour souligner l’importance de l’espace. En fait l’espace n’est point considéré uniquement comme étant un cadre référentiel témoin de l’Histoire ou d’une histoire, mais il est également perçu dans sa dimension symbolique, imaginaire ou même phantasmatique. C’est dans ce sens qu’Alexandrie, comme espace investi par l’écriture romanesque, soit arabe soit française, nous a paru un terrain de recherche intéressant. Fortement inscrite dans l’Histoire, Alexandrie, comme on le sait, est celle de toutes les villes d’Egypte, qui possède son propre destin et son propre mythe. En fait Alexandrie dont la fondation par Alexandre le Grand a été faite, selon la légende, sous l’instigation d’Homère, ne date que de 331 avant J.C. D’autre part, étroitement liée à Alexandre et à son génie, elle doit également à un autre grec, Ptolémée II, sa fameuse Bibliothèque, la plus célèbre de toute l’antiquité. C’est à cette Bibliothèque, et au Phare qui s’élevait sur l’île Pharos tel un veilleur, qu’Alexandrie doit son mythe de ville, foyer de lumière et mémoire des hommes. De plus, Alexandrie a été un point d’attrait pour les pays riverains de la Méditerranée au XIXème et au XXème siècle, époque où l’Egypte a connu un grand mouvement de modernisation. C’est ainsi qu’elle a été un témoin important des remous qu’a connus l’histoire humaine dans ces pays qui se situent du coté oriental ou occidental. Fuyant l’intolérance ou les horreurs de la guerre, on vit déferler à Alexandrie d’innombrables familles pour s’installer dans cette terre de refuge et d’accueil. D’autre part, par sa situation particulière entre l’Occident et l’Orient, par ce cosmopolitisme qui lui donnait un caractère propre, Alexandrie a été un point d’attrait pour les écrivains étrangers dont certains écrits romanesques lui ont été consacrés. Quant aux égyptiens, il est évident que pour eux, Alexandrie est une ville privilégiée non seulement en tant que seconde ville d’Egypte et station balnéaire, mais parce qu’elle représente une spécificité à laquelle les écrivains, en particulier, ne pouvait qu’être sensibles. Qu’il s’agisse d’écrivains français ou égyptiens appartenant à la deuxième moitié de XXème siècle et ayant choisi cet espace comme cadre de leurs écrits fictionnels, il serait intéressant de savoir quelles images ils ont voulu nous donner de cette ville qu’ils ont délibérément choisie. Notre corpus s’est fixé sur Les Alexandrins, François Sureau, 2003 Personne ne dort à Alexandrie, Ibrahim Abd El Meguid, 2004 Les Oiseaux d’Ambre, Ibrahim Abd El Meguid, 2008 On peut donc s’interroger alors sur ces feux croisés d’images vécues, remémorées ou imaginées par des écrivains venus d’horizons divers, pour voir dans quelle mesure elles sont objectives ou diffractées selon les diverses sensibilités et cultures inhérentes à ces mêmes visions. Nous adopterons les démarches propres aux études comparatistes pour dégager la manière dont cet espace avec ses structures sociales, ses soucis et ses heures de crises et de bonheur, qu’est Alexandrie, a été restitué à une période déterminée de son histoire.


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Issue Date 2015
Publisher جامعة عين شمس
URI http://research.asu.edu.eg/handle/123456789/1321


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